A gauche, 3 professionnels impliqués pour le Lieu d'Accueil :
Psychologue Cyril Rolando, Orthophoniste Anne Violet, Educatrice Béatrice Cordier
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A gauche, 3 professionnels impliqués pour le Lieu d'Accueil :
Psychologue Cyril Rolando, Orthophoniste Anne Violet, Educatrice Béatrice Cordier
article de presse du 29 Mai 2011 :
Laurent Genna ( bénévole APACA )Jean-Marc Bonifay ( président APACA ) M. Joseph Mulé ( Conseiller Général et 1er Adjoint du Maire de Six-fours )et Anne Michaud ( Trésorière APACA )
Nous remercions M. Mulé pour son soutien actif à notre cause pour les enfants autistes et aspergers.
Si la loi du 11 février 2005 a contribué à augmenter de manière significative la scolarisation des
élèves handicapés en milieu ordinaire, celle-ci diminue fortement au fur et à mesure de l’avancée
dans le cursus scolaire, notamment lors du passage du premier au second degré et encore plus
sensiblement entre le collège et le lycée. Ainsi, sur 201 400 élèves handicapés scolarisés
aujourd’hui en milieu ordinaire, seuls 6% sont scolarisés en lycée. Ce mouvement s’amplifie lors du
passage à l’enseignement supérieur (moins de 5% d’étudiants handicapés sont accueillis dans les
universités).
Ce constat est beaucoup plus élevé pour le Handicap mental tel que l'Autisme ou la Trisomie 21.
On trouve des disparités entre département en fonction notamment des inspections académiques, aujourd'hui malheureusement en réaction au manque de moyens financiers et en personnels pour accompagner l'application de la loi de 2005 les enfants autistes sont pris en otage dans ce rapport de force.
En effet les ULIS 1 ou TED ne sont pas prioritaires, des responsables académiques jugeant que l'école est pour les apprentissages scolaires avec obligation de niveau et qu'après 12 ans la place de ses enfants est dans des Hôpitaux psychiatrique ou IME déficience intellectuelle multi-handicap, alors que par exemple l'autisme est un handicap neurodéveloppemental et ne devrait donc pas dépendre du secteur psychiâtrique.
Par ailleurs, de nombreux témoignages recueillis au cours du mercredi de la HALDE attestent du
défaut de mise en oeuvre des mesures nécessaires pour garantir l’effectivité du droit à la
scolarisation des enfants handicapés, tant en milieu ordinaire qu’en établissement spécialisé, faute
de moyens et de coordination entre les différents acteurs intervenant dans la scolarisation des
enfants handicapés.
Nos enfants peuvent par le biais de classe spécialisée ULIS apprendre à leur rythme, restez dans la société et avoir une passerelle vers des apprentissages professionnels, pour un pas vers l'autonomie.
Les économies sont grandes car des établissements psychiâtriques outre le côté humain complètement oublié, coûtent 10 fois plus cher.
Au Collège Henri Bosco à Toulon il y a actuellement un Projet ULIS 1 ( handicap mental) avec une passerelle vers les ateliers professionnels de la SEGPA.
Ce projet est indispensable car on estime entre 20 et 25 le nombre d'enfants qui vont sortir du primaire scolarisés en CLIS 1 sur le grand bassin Toulonais et seulement 10 places aujourd'hui à leur offrir.
Le président de l'association Autisme PACA M. Bonifay sensible à ce problème a interpellé le Secrétaire d'Etat délégué à la scolarisation des enfants handicapés sur le sujet, et qui s'est montré particulièrement sensible sur le sujet.
Pour rappel cette demande trouve sa légitimité dans des valeurs humanistes mais aussi dans la loi du 11 Février 2005 et est
conforme à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée
par la France le 18 février 2010, des mesures appropriées doivent pouvoir être prises, le cas échéant,
pour assurer la scolarisation des enfants et adolescents handicapés.
L’article L.111-2 du code de l’éducation dispose ainsi que « tout enfant a droit à une formation
scolaire (…). Pour favoriser l’égalité des chances, des dispositions appropriées rendent possible
l’accès de chacun, en fonction de ses aptitudes et de ses besoins particuliers, aux différents types ou
niveaux de la formation scolaire ».
Afin de satisfaire aux obligations qui lui incombent en vertu du droit à l’éducation, la loi du 11
février 2005 précise, en outre, que « l'Etat met en place les moyens financiers et humains
nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés ».
Références :
*Délibération de la Halde du 18 Avril 2011
http://autismepaca.wifeo.com/documents/Deliberation_no2011-119_du_18_avril_2011.pdf
*Document FCPE : l'académie de NICE numéro 12 des suppressions de poste
celle de Marseille en bonne position aussi:
http://www.fcpe83.org/MOBILISATION-NATIONALE-suppression-france.htm
*Ordonnance du 15 décembre 2010 le Conseil d’Etat, statuant en référé, est allé encore plus loin en érigeant le droit à l’éducation des enfants au rang des libertés fondamentales.
Dès lors, la privation pour un enfant, notamment s’il souffre d’un handicap, de toute possibilité de bénéficier d’une scolarisation ou d’une formation scolaire adaptée peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
* Alerte sur la scolarisation des enfants trisomiques :
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